mur végétal

Pour la beauté

Il faut l’avouer, on veut des murs verts parce qu’ils sont beaux, parce qu’ils sont impressionnants. Mais une fois la visite partie, évidemment époustouflée par votre mur végétal, celui-ci continue quotidiennement à rendre votre maison un endroit plus naturel, plus vivant, plus zen. Il ajoute une touche de poésie et d’exotisme dans la routine.

Pour la qualité de l'air

C’est bien connu, les plantes produisent une bonne portion du dioxygène que nous les humains respirons, en échange du dioxyde de carbone que nous rejetons. Mais les plantes d’un mur végétal vont aussi filtrer les poussières, réguler l’humidité et dépolluer l’air en dégradant les composés organiques volatiles (COV). Ce n’est pas pour rien que la NASA et plusieurs agences spatiales à travers le monde les ont étudiés pour purifier l’air dans l’espace!

Pour l'efficacité énergétique

Les murs verts, qu’ils soient à extérieurs ou intérieurs, sont de bons climatiseurs. Les murs hydroponiques, tels ceux de Patrick Blanc, ne peuvent pas résister à nos rudes hivers québécois. Toutefois, une plante grimpante, installé sur une structure ou directement sur un mur réduira grandement l’apport de chaleur dans le bâtiment, en plus de le protéger de l’érosion.
Inspiré par la nature…

« Si l’eau reste disponible tout au long de l’année, comme dans nos montagnes tempérées ou dans les forêts tropicales, la végétation colonise la plupart des supports disponibles, en particulier les rochers et les bases de troncs d’arbres. Une pellicule d’humus de quelques millimètres d’épaisseur, souvent stabilisée par des mousses, recouvre alors les faces inclinées de ces rochers. Ce substrat, superficiel mais très riche, est parcouru par les racines des plantes qui représentent une part très importante de la biodiversité végétale. Ainsi, en Malaisie, sur les 8 000 espèces de plantes recensées, environ 2 500 poussent sans terre sur les rochers, les pentes ou les troncs. »

Patrick Blanc

Le Mur Végétal : Une approche scientifique et artistique

                     

Les murs végétaux, en quoi ça consiste?

Mur vert, mur végétal, mur végétalisé et mur vivant sont tous des synonymes. Toutes ces expressions font référence à l’utilisation d’un mur comme support pour des plantes peu importe la manière. Avec la montée en popularité des murs verts, beaucoup d’entreprises et de créateurs ont usé d’ingéniosité pour créer des systèmes qui se veulent esthétiques, efficaces, bon marché et facile à installer.

Les murs hydroponiques

Le mur hydroponique est probablement le plus impressionnant. Si vous êtes familiers avec l’oeuvre de Patrick Blanc, vous savez ce qu’est le mur hydroponique. C’est un mur qui ne contient pas de terre. Les plantes poussent entre deux couches de feutres absorbants, qui ont la propriété de retenir l’eau et les nutriments. Cette technique permet d’implanter des végétaux directement sur le mur et ce, de manière vraiment durable. Les plantes vont s’y installer pour plusieurs années!

Essentiellement, le système est basé sur une réserve d’eau et de nutriment. Cette solution nutritive est pompé jusqu’en haut du mur, descend par gravité à travers les membranes et se draine en bas du mur pour retourner à la réserve. Et ainsi de suite. Le système dépend entièrement sur le bon fonctionnement de l’irrigation et ne peut pas passer plusieurs jours sans arrosage.

Légère et élégante, cette technique permet de faire pousser une diversité impressionnante de plantes tropicales. Au Québec, on ne peut utiliser cette technique qu’à l’intérieur, à moins de recommencer à chaque printemps.

Les façades végétales

Plutôt simple, la façade végétale consiste à laisser une plante grimpante couvrir un mur. Certaines plantes ont des ventouses qui permettent de s’attacher directement au mur. D’autres vont nécessité un support, soit un treillis en bois ou un système de câblage qui laissera un espace entre le mur et les plantes.

Au Québec, c’est le seul mur vert extérieur qui peut réellement passer à travers nos rigoureux hivers. Les murs en façades ne datent pas d’hier. La fameuse ‘Ivy League’ ou « ligue du lierre » aux États-Unis, qui regroupent les 8 plus grandes universités les plus prestigieuses ont chacune leur lierre de Boston. La hauteur et l’âge de leurs vignes est proportionnelle à leur ancienneté et à leur prestige.

Pour en savoir davantage sur les plantes grimpantes, je vous conseille l’ouvrage d’Anne-Marie Bernier. Sa publication fait la lumière sur les mythes entretenus sur les plantes grimpantes et leurs impacts sur les murs et leur entretien. Le tout est présenté par le Centre d’écologie urbaine de Montréal et disponible gratuitement sur leur site web.

 

Les écrans verts

Des synonymes de cette technique seraient mur coupe-son, palissade, clôture ou simplement haie. On les voit de plus en plus bordant les rues ou les autoroutes, puisque ces écrans peuvent avoir la propriété couper le son de la circulation. Principalement composé de tiges de saule, ces palissades permettent de délimiter des terrains de manière durable, tout en créant un effet verdoyant durable. Utilisés depuis des décennies en Scandinavie, les écrans verts sont un moyen durables et élégants de remplacer les hideux murs de béton.

Les murs modulaires
Les murs végétaux modulaires sont ni plus ni moins des murs ayant des cavités pour retenir de la terre, support au racines des plantes. Comme il est plus lourd qu’un mur hydroponique, le défi d’installation de cette technique est de créer une structure adéquate pour supporter son poids. L’autre défi est d’empêcher le substrat de tomber et de bien l’irriguer. Une myriade de techniques existent, passant du plastique au métal, de l’arrosage automatique à l’arrosage manuel. Ce type de système est très répandu en Chine et a plusieurs ressemblances avec les systèmes de moisaïculture. Il est idéal pour une utilisation saisonnière à l’extérieur ou pour des murs dont on veut changer le look régulièrement. En effet, une fois le support à module en place, on peut faire pousser des modules en serre. Ceux-ci n’ont pas à s’établir sur le mur, comme sur un mur hydroponique. Un des avantages de cette technique est que le substrat (ou la terre) joue un rôle tampon, c’est-à-dire qu’elle retient l’eau et les engrais. Ce type de mur demande donc des arrosages beaucoup moins réguliers que les murs hydroponiques. Il est par contre généralement un peu plus dispendieux. La durée de vie des plantes dans le mur sera également généralement moins grande que pour un mur hydroponique.

Vous êtes intéressés par ce que vous voyez?

Pour connaître les prix des différentes techniques, le plus simple est le bon vieux coup de fil. Ce sera un plaisir de comprendre ce que vous voulez et de répondre à vos questions.
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